Le cyclotourisme, des fois c’est bien, des fois c’est nul.

Le cyclotourisme, des fois c’est bien, des fois c’est nul. Notre trajet entre Pittsburgh et Cleveland nous l’a bien fait comprendre. On a fait une de nos meilleures journées sur des trails en forêt et dans la nature, mais on a aussi eu pas mal d’ennuis. Et on va vous parler de ça parce que c’est quand même plus marrant.

Comme on l’avait fait pour notre premier trajet, voici la carte récapitulative des événements:

 

Comme vous pouvez le voir, on a eu nos premières « galères » de logement pendant ce voyage, qui se sont réglées par des coups de chances assez incroyables.

Pour notre première étape en partant de Pittsburgh, on visait un camping dans un parc national. Le trajet a été bien plus long que prévu, notamment à cause de la pluie, des 3 heures qu’on a mis à sortir de Pittsburgh et de passages imprévus par des étapes de montagne dignes du Tour de France pour éviter des ponts trop dangereux. Nous voilà donc dans la ville de Steubenville, à 22h, mouillés et épuisés, à une heure de route de notre camping. On se dit qu’on a bien mérité de s’acheter une belle cochonnerie chocolatée avant de continuer (et une bière pour l’arrivée). On s’arrête donc dans une station essence qui devait sûrement être un point de convergence tantrique ou un truc comme ça et voilà ce qui se passe:

  • Clément veut rentrer acheter des barres dans la station service. Il se rend compte qu’il n’a pas son portefeuille et a une réminiscence de lui, 10h plus tôt, posant son portefeuille au-dessus d’une pompe à essence et se disant : « je vais tellement l’oublier si je le pose là ». Bingo gamin.
  • Un bon vieux briscard chauve sort de son pick-up la clope au bec et nous questionne sur ce qu’on fait. Il nous félicite et rentre dans sa voiture. Mais avant d’allumer le contact, il ouvre sa fenêtre et lance « Au fait, si vous voulez un endroit ou dormir, j’habite au coin de la rue, la maison verte. Je serai pas là ce soir, mais la porte est ouverte, faites comme chez vous, y’a de la pastèque et de quoi faire des pancakes ». Ok Papy, ça roule.
  • Clément parvient à chopper un réseau WiFi flottant par-là et trouve le numéro de la première station essence. Pas celle où on est. L’autre. La première. Ou il a laissé le portefeuille. Vous suivez? Bref, ils l’ont trouvé. On se le fait envoyer à l’adresse d’une inconnue C à Cleveland.
  • On arrive dans la maison de Papy LaClope. Un bon taudis de célibataire bien bien endurci. Au point qu’on préfère planter la tente dans le jardin. Mais franchement, on lui en tiens pas rigueur une seconde et on apprécie la douche comme il se doit.
  • On repart le lendemain sans croiser le dit Papy. On trouve un coin pour se caler un petit déj’ et bosser un coup avant de pédaler, le temps que Clément se rende compte qu’il n’a plus de téléphone. Décidément.
  • Il retourne dans la maison verte. Tombe sur Papy à poil, qui lui explique qu’il est revenu à 3h du mat après avoir conduit en ville et vu « des filles ». Très bien, on juge pas.

Sinon, le reste de cette partie du voyage en photo :

IMG_20150601_153739See you later, alligator.

2015-06-01 18.22.17Chute collective dans le peloton de tête.

Trajet2« Ah ouais, tu m’étonnes qu’il est fermé, le pont. »

Bon tout ça peut paraître super galère, mais en vrai, tout va bien et on arrive plutôt bien à avancer. Nos visites de jardins urbains continuent à Cleveland et on est heureux de voir encore plein de choses impressionnantes qu’on va vous raconter d’ici peu!

6 thoughts on “Le cyclotourisme, des fois c’est bien, des fois c’est nul.

  • Bravo! Bravo pour votre journal qui a trouvé son bon rythme ! J’adore vous suivre en alternant vos récits de vie et vos docs académiques.Vous en avez bavé, non ? Et la chute? Pas de bobo ? Elle est sympa, l’histoire de l’inconnu qui vous laisse sa maison, même crasbek, c’est de l’hospitalité ! Cela me fait penser à l’aventure de deux jeunes strasbourgeois qui ont réussi à faire le tour du monde sans un cent en poche, ne vivant et ne se déplaçant que grâce à la générosité d’inconnus. Et vous ? où en êtes vous de votre business-plan ?
    A bientôt !

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