On remonte le Vietnam

Nous vivons au quotidien une pluie de péripéties,

Qui font de nous des aventuriers toujours plus épanouis,

Quel plaisir de partager avec vous nos ressentis,

D’avoir simplement le sentiment d’être suivis.

Cette newsletter en rimes plates suivies,

Qui contient autant de vers que par jour nous mangeons de sushis,

Se veut la digne réponse d’Agrovélocity,

A l’un de vous qui qualifia nos récits de poésie.

Sur les routes du bout de l’Asie,

L’enfer de la circulation nous était promis,

Pourtant que nenni,

Nous pédalons dans des petits coins de paradis.

Deux semaines que nous avons quitté l’oppressante Ho Chi Minh City,

Pour remonter un littoral de 1800km qui nous semble infini.

Au-delà des klaxons qui nous assourdissent sans répit,

Nous pouvons enfin apprécier la beauté du pays.

A gauche les paysans et leur traditionnelle culture du riz,

À droite la mer méridionale de Chine aussi chaude qu’un jacuzzi,

Devant la route s’élève de 700m de dénivelé pour nous mettre au défi,

Derrière elle nous offre une descente que nos 40 kilos de paquetage transforme en rallye.

 

Sur les routes du bout de l’Asie,

L’enfer de la circulation nous était promis,

Pourtant que nenni,

Nous pédalons dans des petits coins de paradis.

Après une étape record de 225 km vers Mu Nié dans la nuit,

Les jambes et le pétoulet quelque peu engourdis,

Nous arrivons dans un hostel de backpackers plein de vie,

Billard, bar, et canapé les pieds dans l’eau lapis-lazuli,

Cet endroit a fait du bonheur la base de son édit.

Bien triste est le gouvernement communiste qui le détruit,

Pour en faire un énième « Resort » de béton pour les touristes de la grande Russie.

Adieu littoral sauvage, bonjour station balnéaire similaire à la Grande Motte d’Occitanie.

 

Sur les routes du bout de l’Asie,

L’enfer de la circulation nous était promis,

Pourtant que nenni,

Nous pédalons dans des petits coins de paradis.

Quoi d’autre que Nha Trang pour témoigner de cette idéologie ?

Buildings illuminés à perte de littoral et tourisme de masse sont les principaux éléments de cette cacophonie,

Sans oublier le téléphérique qui atteint sur l’île voisine le même DisneyLand qu’à Paris,

Quelle hérésie !

Guilhem, le dive master de l’équipe, préfère à cela une excursion plongée en catimini,

Nous voilà partis vers les îles protégées pour s’immerger au milieu des poissons et de leurs cliquetis.

Cet univers, majestueux et fascinant, n’échappe pas aux ravages de la Macdonalderie,

En témoigne les coraux dramatiquement de plus en plus gris.

 

Sur les routes du bout de l’Asie,

L’enfer de la circulation nous était promis,

Pourtant que nenni,

Nous pédalons dans des petits coins de paradis.

Comme un mirage au milieu du désert balnéaire, l’authentique Hoi Han classée à l’UNESCO a surgit.

Autrefois centre économique et port de renom sur la route maritime de la soie en Asie,

Le monde entier s’y donnait rendez-vous pour s’approvisionner en sel, or, et autres quincailleries.

Aujourd’hui, la ville est un témoignage architectural des anciens ports d’Extrême-Orient tel que façonnés par les colonies,

Les lampions dans la nuit et les façades jaunes des bâtisses de bois sont propices à la flânerie,

Attirant nos yeux vermeils tant vers les Bánh Mì que les shops de maroquinerie.

Comble du bonheur pour l’équipe, l’agriculture urbaine est très prometteuse et ambitieuse ici,

De Hoi Han, entre décontraction et investigation, nous en garderons des souvenirs inouïs.

Trêves d’assonance en « i »,

La dernière vidéo des français en Indochine avec le lien que voici :

https://www.youtube.com/watch?v=IWmVXdKIc_g

Merci et Bon Lundi,

L’équipe d’Agrovélocity.

Arthur² (Rimbaud)

Hugo (Victor)

Guilhem (Apollinaire)

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